Productivité

Devenir productif sans rien faire, grâce au niksen

Si ces premiers mots vous donnent envie malgré votre actuelle agitation professionnelle, c’est qu’il est temps pour vous d’apprendre à pratiquer le Niksen. Le rush de la rentrée vous assaille ? La to-do-list s’invite dans toutes les pièces ? L’expression « c’est course ! » retrouve sa place dans votre champ lexical quotidien ? Attention, risque en vue … Le Niksen est une solution faite pour vous. Nouvelle pratique à promouvoir par les RH en entreprise ?

Du bien là où ça fait mal

Finalement, dans cette atmosphère et dans le fait d’être en mode « busy-busy« , votre égo, lui, n’y verrait-il pas un côté « sexy-sexy » ? « Vous comprenez, je suis quelqu’un d’occupé moi, donc d’important ! ». Sauf que cet état, s’il est permanent, comporte le risque de vous transformer en mode légumhâtif (ne cherchez pas, celui-là on l’a inventé pour l’article). Sans compter les effets sur votre environnement : vos nerfs impactent ceux des autres. Plutôt douloureux tout ça !

Quoi qu’il en soit, il y a toujours un pourquoi. Reste que, plutôt que d’attendre le résultat d’une longue analyse en mode introspection, vous pouvez dès à présent tempérer les choses.

Niksen est originaire de Hollande

Certains ont trouvé la solution ! L’autre pays du fromage (c’est à dire, pour les plus jeunes qui ne connaissent ni la pub, ni Dave : la Hollande) a identifié une solution, nommée le Niksen. C’est l’ingrédient qui pourrait devenir indispensable à une meilleure performance et à une plus grande productivité. Ainsi donc, vous qui courez sans cesse après des résultats, vous voyez, c’est une tendance à laquelle on revient toujours finalement ! Elle est d’ailleurs prise en compte par tous ceux qui souhaitent évoluer au sein de leur entreprise.

Que signifie le mot Niksen ?

Le Niksen se traduit en 3 mots : ne-rien-faire ! Mais non … pas ne rien faire avec son téléphone à la main. N’y pensez même pas, posez-le ! A ce moment-là, certes, on ressent comme une sorte de crissement intérieur. Ne rien faire. Bon, quand on dit rien, c’est plutôt presque rien car en réalité, le Niksen invite toujours à un petit quelque chose. Ainsi, voici quelques idées.

Entraînement pratique du Niksen

Vous pourrez compléter ces propositions vous-même et les partager en commentaires : ça pourrait donner des idées à d’autres. Si vous êtes responsable RH, seriez-prêt à communiquer sur ces points concrets pour provoquer un peu les managers et lancer la réflexion sur la qualité de vie au travail ?

  • Observer par la fenêtre
  • Admirer les oiseaux
  • Regarder les nuages
  • Savourer les rayons du soleil
  • Glisser le regard sur la pluie
  • Regarder le stylo posé sur votre bureau
  • Admirer le brin d’herbe qui danse dans le vent
  • Admirer la feuille de votre plante qui s’étire vers un rayon de soleil
  • Écouter le bruit de votre respiration
  • Sentir l’air passer par vos narines
  • Toucher du sable

Ce Niksen, ce ne rien faire, figurez-vous, pourrait devenir la source secrète de votre puissance extérieure. Mais pour cela, il vous faudra l’expérimenter par vous-même. 

Vous n’êtes pas payé pour Nikser !?

On sait bien que ce n’est pas dans notre culture. Sous-entendu : l’entreprise ne vous paie pas pour nikser. La caricature est facile et tentante … Peu importe. Donc, de notre côté, on fait notre part à travers cet article : parler de cette notion importante de « pause », parce que oui, ça peut être essentiel. Peu à peu les mentalités évolueront. On finira par y arriver, vous verrez.

L’idée n’est justement pas de passer 8 heures par jour à pratiquer le Niksen. Prenez-le pour une action qui prépare à l’action. Regardez le félin qui veut bondir, il prend toujours du recul pour réussir son saut, non ? C’est un peu l’idée. Se retirer quelques instants consciemment, afin d’optimiser tous vos circuits.

Le fait de se déconnecter, volontairement, c’est reprendre un peu de pouvoir sur notre nature dans ce monde tellement numérisé et qui nous accapare.

Les bénéfices du Niksen

Ses bénéfices sont nombreux. Ainsi, cela rend plus créatif, permet de solutionner des problèmes qui semblaient sans issue. C’est un peu comme si vous attendiez, de la part d’un contact, un appel pour une idée ou une solution. Sauf que, si vous ne raccrochez jamais, comment pourriez-vous être joignable ? (Non non pas par texto, par hibou à la limite plutôt). Égarez-vous, rêvassez, et laisser votre cerveau retrouver son chemin. Car en boost permanent, vous êtes en quelque sorte en permanence en train d’agiter l’eau du lac de vos actions. Sortez vos mains de l’eau. Laissez-là tranquille. Laisser la boue et la vase, en permanence agitées, se déposer. Patientez un peu, puis admirez avec quelle clarté vous apparait enfin le fond ! Voilà c’est aussi simple que cela.

Avec le temps, vous nikserez de mieux en mieux

Simple ? On a écrit simple ? Il y a tout de même une condition, un ingrédient essentiel : la détermination. Cela commencera par une décision d’abord, celle d’essayer. Puis une action : essayer vraiment. Soyez attentif à une chose cependant : observer le meilleur moment, celui où vous repérez que votre cerveau fonctionne en mode robot. C’est exactement à ce moment précis de la journée que vous pouvez lancer votre Niksen. Définissez sa durée. Qui a dit que c’était si simple que cela l’art de l’oisiveté ?

En route vers la Niksen attitude

Avec le temps, vous aurez plus d’aisance pour systématiser cette pratique. Il se peut même que vous finissiez par organiser votre espace spécial Niksen. Un espace cocooning, loin de toute sollicitation extérieure, ou encore un lieu favorable dans la nature. Autre possibilité, choisir des moments propices, ceux où votre cerveau n’est pas franchement sollicité, comme par exemple lorsque vous faites la queue aux caisses d’un magasin, vous voyez, ce type de moments ? 

Aksis productif-grace-au-niksen

Le Niksen, ça s’assume

Assumez votre Niksen attitude. Si on vous demande, dites que vous ne faites rien. Plus vous en verrez et en comprendrez l’intérêt, mieux ce sera perçu par l’entourage. Si cela se produit, imaginez une voiture qui roule, sans jamais s’arrêter. Le jour où c’est le cas, c’est l’arrêt final, la panne sèche. Ça devrait vous aider à déculpabiliser.

Niksainement vôtre !

Vous verrez, vous comprendrez très vite son intérêt. Il se pourrait même que votre patron aussi le voit … et apprenne lui aussi le plaisir de l’optimisation de l’ennui volontaire.

On vous laisse avec une spécialiste, Doreen Dodgen-Magee, pleine de ressources dans sa vidéo « Doing Nothing Deliciously » 



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