Actualités Mobilité interne

Mobilité professionnelle : comment transformer une contrainte en opportunité

Les entreprises bougent et doivent faire preuve de mobilité, et les salariés avec. Zoom sur le cas particulier de Jeanne, confrontée au changement de ses conditions de travail. Il est possible de transformer une contrainte en opportunité, par la mobilité.

Jeanne est en poste depuis plus de deux ans. La nouvelle vient de tomber dans le service dans lequel elle travaille : une partie de l’activité va avoir lieu dans un autre site de production. Certes, son contrat stipulait la possibilité d’une mobilité professionnelle géographique, mais jusqu’alors elle n’avait pas été nécessaire. En suivant les actualités de la société qui l’emploie, Jeanne avait observé que des changements s’opéraient. En effet, les marchés évoluaient rapidement depuis le début de l’année et son secteur d’activité était concerné.

Face à la nécessité de se déplacer vers un autre site, comment Jeanne s’adaptera-t-elle ?

La mobilité, une question de tempérament ?

Jeanne jouit non seulement d’un tempérament adaptable (qu’elle avait d’ailleurs bien mis en avant lors de son entretien de recrutement), mais également d’une nature réactive et d’un certain attrait pour la nouveauté (oui, ça aussi elle l’avait valorisé et largement argumenté !).

Son collègue Jérémy a 6 ans d’entreprise sur le même poste, témoigne d’une grande rigueur dans son travail d’ailleurs, et connaît des contraintes personnelles assez comparables côté famille et implantation géographique.

À l’annonce de la nécessité de mobilité, Jeanne a pris un temps de réflexion. De son côté, Jérémy a immédiatement riposté et fondu comme un aigle sur les textes de lois régissant ce type de changement. Chacun aborde donc le changement très différemment !

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Enfin l’opportunité pour Jeanne d’écouter ses cours tranquillement

Depuis plusieurs mois, Jeanne avait mis de côté des podcasts de formation en ligne, qu’elle s’était promis d’écouter. Elle avait commencé à s’y atteler les week-ends, un peu comme une bonne résolution de début d’année… Mais rapidement, elle a pressenti que sa vie de famille et son temps de repos allaient en pâtir ! Vous nous voyez venir quant au rapport avec sa mobilité professionnelle 😉 ?

Suite à l’annonce sur la forte probabilité de déplacements fréquents, Jeanne a senti le Bluetooth frémir ! Par contre, à la machine à café, Jérémy ne décolérait pas : quelqu’un allait devoir se sacrifier pour faire une heure de trajet, deux fois par semaine. Un sacré problème à gérer …

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Ces trajets d’une heure par jour, deux fois par semaine, allaient fournir à Jeanne exactement ce dont elle avait besoin : le temps d’écoute, sans prendre ce temps sur ses week-ends. Elle pourrait ainsi réécouter ses podcasts autant de fois qu’elle le souhaiterait, tranquillement, et même ajouter ses enregistrements de yoga !

De son côté, Jérémy, inquiet de la suite à donner, s’est refermé sur lui-même. Il a dû s’absenter quelque temps car le stress montait.

Pendant ce temps, Jeanne a accepté « le sacrifice » ; ses collègues ont salué ce qui a été interprété comme révélateur d’un esprit d’équipe. D’ailleurs, Jérémy lui en a été reconnaissant : il s’est senti libéré de ce qu’il vivait comme une réelle source de tension. La résolution du problème a facilité son retour dans le service : il a repris avec concentration le cours de ses activités.

La mobilité, en route vers l’ouverture !

Bien entendu, sans que Jeanne n’ait à le demander, les points concernant ses frais supplémentaires furent abordés et réglés avec sa responsable. À chaque fois que quelqu’un lui demandait si ces déplacements n’étaient pas pénibles, Jeanne expliquait qu’en ayant l’esprit occupé, elle évitait de passer son temps à râler contre le comportement des autres conducteurs. Les collègues de l’agence qu’elle rejoignait témoignaient d’ailleurs de sa bonne humeur.

À la clé, l’ouverture des portes

Pour finir, Jeanne fût gagnante sur toute la ligne. L’histoire raconte qu’elle aurait même réussi à négocier avec sa responsable un temps spécifiquement réservé pour lui permettre de passer les évaluations de ses formations. L’année suivante, son directeur a profité d’une nouvelle organisation pour lui proposer un poste en évolution interne. Dans ce poste, Jérémy a été placé sous sa responsabilité.

Quant à Jérémy, sa situation stable resta en adéquation avec son goût pour la régularité et les habitudes. L’idée de penser à son avenir professionnel germa malgré tout, pour peut-être vivre le prochain mouvement différemment ?

Et vous, si une mobilité vous était proposée, quelle serait votre réaction ?

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